Regarde autour de toi… Regarde bien.
Tout ce monde, réuni ici, pour toi.
Toi qui pensais parfois ne pas être aimé à ta juste valeur, toi qui doutais souvent de toi…
Tu les vois, tous ces visages, tous ces cœurs serrés ?
Ils sont là parce qu’ils t’aimaient. Immensément.
Tu étais un garçon extraordinaire. Un être rare.
Plein de talents, de passion, d’intuition.
Quand tu faisais quelque chose, tu y mettais tout ton cœur : la mécanique, les engins, la conduite, ta moto, tes courses…
Tu vivais à fond.
Tu avais ce feu en toi, cette énergie brute, cette capacité à t’émerveiller et à transmettre ta passion.
Je crois, du fond du cœur, que je n’ai jamais rencontré quelqu’un de si gentil, si profondément généreux.
Tu détestais l’injustice. Elle te révoltait. Elle te rendait littéralement malade.
Tu aimais les autres, parfois bien plus que tu ne t’aimais toi-même.
Toujours là pour rendre service, toujours là pour faire plaisir, pour aider, pour consoler.
Tu donnais sans compter.
Et pourtant, entre nous, on se disait rarement les choses. On ne se disait pas souvent je t’aime.
Mais je te le dis aujourd’hui, du plus profond de moi :
Je t’aime, Théo.
Tu nous quittes à 28 ans,
Beaucoup trop tôt.
Tu t’es battu avec un courage immense, dans un silence souvent pesant, mais tellement digne.
Tu as tout essayé. Tout donné. Jusqu’à la fin.
Et si parfois j’ai pu être dur, maladroit, si mes mots t’ont blessé… je te demande pardon.
J’aurais voulu faire plus. J’aurais voulu t’alléger de ce fardeau que tu portais.
Tu avais tout pour réussir. On te l’a toujours dit : tu avais de l’or dans les mains.
Mais dans ce monde, tu te sentais souvent de trop, en décalage.
Alors qu’en réalité, tu étais précieux. Unique.
Comme Maxime l’a si bien dit :
Tu étais un incompris dans ce monde.
Je garderai à jamais en moi les souvenirs de notre enfance à Pech d’Eau, dans cette grande maison avec la piscine, entourés de papa, maman et Léa.
Je me souviens de moi, derrière toi sur la moto.
Je me souviens de toi dans le tracteur de tonton.
Je me souviens de la trace de ta moto sur la colline, ta fameuse grimpette.
Et puis ces vacances dans le Verdon, quand on était partis tous les deux rejoindre Léa et Micka.
C’était simple. C’était heureux.
J’aurais aimé courir encore plus souvent avec toi. J’aurais aimé arriver un jour à te suivre.
Et je pense à mon fidèle compagnon à quatre pattes, Obi, qui attendra que tu enfiles tes chaussures… sans te voir revenir.
La vérité, Théo, c’est que la vie sans toi va être terriblement difficile.
Mais je te le promets : tu vivras à travers nous.
Dans nos gestes, dans nos choix, dans chaque souvenir qu’on fera exister pour toi.
Quand maman m’a appelé ce mercredi là, je suis arrivé en pensant que ce n’était pas si grave…
Mais c’était la fois de trop.
Tu t’es éteint le 11 juin à 23h33.
Et nous étions tous là. Papa, maman, Léa, Micka, Alexandra et moi.
On a pu te dire à quel point on t’aimait. Qu’il n’y avait plus rien à craindre.
Ton cœur s’est arrêté… mais ton âme, elle, a envahi toute la pièce.
Tu étais là, encore, autrement.
Je remercie infiniment toutes les personnes qui se sont battues à tes côtés jusqu’au bout.
Maintenant, mon frère, tu peux partir en paix.
Cette douleur immense que tu portais s’est enfin envolée.
Et nous, on continuera le combat.
On portera ta voix, ton nom, ta lumière.
On fera vivre le Trail du Bois d’Anglars, ton projet, ta fierté.
Je t’aime plus que tu ne l’auras jamais su.
Et j’espère de tout mon être que, quelque part, dans un endroit de douceur et de paix, nous nous retrouverons un jour…
Tous ensemble.
Dans le Royaume des cœurs purs.
Envole toi, Théo.
Nous veillerons les uns sur les autres, c’est promis.
Tu n’es plus là où tu étais…
Mais tu seras désormais partout là où je suis.
Je t’embrasse, fort, pour l’éternité
Hugo Bony
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